.
Espace Yvonne Guégan
Actualités

70ème anniversaire du D-Day

Afin de ruiner ‘’l’ombre quotidienne ‘’ (Eluard) et tenir à distance les ignominies d’une époque où l’Europe s’éclairait à la chandelle, par nécessité et sous l’injonction de l’occupant, le foc d’acier d’un voilier d’embouchure (Ouistreham) se fossilise et se patine, en une flamme visible de toutes parts de Ouistreham à Riva, au soleil, dans la brume, cap au nord. Elle en appelle au souvenir des victimes militaires du débarquement comme le phénix de Caen symbolise la renaissance d’une ville durement éprouvée. N’oublions pas, la Normandie paya un lourd tribut pour la Libération du pays et de l’Europe.

Les enfants jouent désormais sur la base de la Flamme d’Yvonne Guégan. C’est une rotonde qui rappelle la coupole des blockhaus, ces gueules d’enfer qui crachèrent le feu le six juin 44, sur les arrivants du large, nos libérateurs. Quelques-uns avaient vingt ans. Le commando français était intégré à une unité d’attaque britannique. Le 6 juin 44, il fut accueilli par le feu nourri des Allemands.

La flamme acérée d’Yvonne Guégan dominera longtemps le rivage. La vivacité de ses croquis, ses marines et cette torche d’acier nous font ressentir la richesse d’une artiste aux intérêts multiples. Elle aimait la mer, l’Europe et son jardin : « Vive ses roses et le lilas ! » Dans son brouillon végétal, un maquis de troènes, d’églantiers, de romarin et de laurier, la flamme fait signe aux passagers des ferries, dont la plupart ignorent tout du destin des libérateurs français qui débarquèrent en ce lieu. Certains des voyageurs du Brittany-Ferry se baigneront peut-être tout à l’heure sur la plage voisine de Riva-Bella. Une sculpture sur la butte témoin, au sol l’inévitable insouciance qui caractérise la vie quotidienne. Ce sont les séismes qui réveillent.




.

2018 - 2018 Espace Yvonne Guégan
Plan du site | | Contact | RSS 2.0